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jeudi 03 décembre 2009 11:30


Revalorisation pension FSPOE

 

Revalorisation pension FSPOE

              MESURES À CARACTÈRE PROVISOIRE OU NOMINATIF
  • Décret n° 2007-60 du 12 janvier 2007 relatif à la revalorisation des pensions civiles et militaires de retraite et assimilées
    • NOR: FPPA0600171D
    • J.O. du 14/01/2007 texte n°12 (page 957)
    • (Revalorisation de 1,8 %, applicable au 1er janvier 2007, des pensions civiles et militaires de retraite, des pensions et rentes d'invalidité du régime de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales et des pensions du régime des pensions des ouvriers des établissements industriels de l'Etat)

samedi 02 février 2008 14:33 , dans DCNS


ATTENTION DANGER VIGILANCE

Publié sur un premier site à la fin du régne de dominique de Villepin

 

ATTENTION         DANGER        VIGILANCE
Le gouvernement est pris de frénésie : loi de Robien, décret sur les OGM ….. La liste est longue, très longue, une fin de règne qui verrouille et met des peaux de bananes pour les successeurs ou alors prépare le terrain.
Les travailleurs de l’amiante en feront peut être les frais.
En hommage à qui vous devinez :
Travaillez, prenez de la peine :
Un pauvre premier ministre, sentant sa fin toute proche
Fit venir ses ministres non sans haine
Leur parla cependant sans reproches
Gardez vous leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous laissons derrière nous
Il n’est pas vendable malgré votre courage
Un vrai désastre nous laissons derrière nous
Un trésor est caché dans notre bilan
Remuez vos méninges, jusqu’à  l’élection
Je suis prêt à parier que vous vous y casserez les dents
Creusez, fouillez jusqu’à l’éviction.
Vous ne l’avez pas trouvé, C’est bien la preuve
Que cinq ans suffisent pour bien le dissimuler
Je vais vous l’avouer, l’histoire n’est pas neuve
Nous laissons derrière nous le néant complet
La modification de l’article 119 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 1999 est inacceptable car les engagements pris lors du précèdent exercice concernant l’harmonisation des conditions d’accès à l’ACAATA entre les différents régimes sociaux n’ont pas encore été tenus. Sous le prétexte de négociation en cours, tous les amendements ont été rejetés.
SAUF UN, l’amendement 163 qui laisse le soin à des décrets de régler une question difficile et qui peut amener le gouvernement à restreindre le champ des bénéficiaires de l’ACAATA, et ce pour des raisons budgétaires.
LOI n° 2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007
J.O. du 22/12/2006 texte n°1 (page 19340)
(- Art. 118 : Augmentation du plafond de la contribution des entreprises au Fonds de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante (FCAATA) - Modification du 2e alinéa du II de l'art. 47 de la loi n° 2004-1370 du 20 décembre 2004
  • - art. 119 : Définition par la voie réglementaire des activités et des périodes de référence ouvrant droit au bénéfice de l'allocation de cessation anticipée d'activité et fixation des conditions d'octroi de cette allocation et des règles de fonctionnement du FCAATA - Modification du 1° du I et remplacement du VII de l'art. 41 de la loi n° 98-1194 du 23 décembre 1998)
Article 119

I. - Le 1° du I de l'article 41 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 1999 (n° 98-1194 du 23 décembre 1998) est complété par une phrase ainsi rédigée :

« L'exercice des activités de fabrication de matériaux contenant de l'amiante, de flocage et de calorifugeage à l'amiante de l'établissement doit présenter un caractère significatif. »

II. - Le VII de l'article 41 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 1999 précitée est ainsi rédigé :

« VII. - 1
. Un décret en Conseil d'Etat définit :

« - les activités de fabrication de matériaux contenant de l'amiante, de flocage et de calorifugeage à l'amiante mentionnées au I ;

« - les conditions de fixation des périodes de référence mentionnées au 1° du I ;

« - ainsi que les critères permettant d'établir le caractère significatif de l'exercice des activités précitées mentionné au 1° du I.

« 2
. Un décret fixe :

« - les conditions d'octroi de l'allocation de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante ;

« - ainsi que les règles de fonctionnement du fonds de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante et du conseil de surveillance de ce fonds mentionnés au présent article. »

mercredi 30 janvier 2008 16:32 , dans Amiante


construction navale, Amiante à fond de cale

Florence Parly
Cet article paru en 2002 dans l'express est très bien fait et cerne bien le terrible drame de l'amiante . Je le trouve très intéressant. Bien évidemment, il a cinq ans et hélas, les chiffres qui y figurent sont à revoir à la hausse. N'hésitez pas à le commenter et si vous avez des éléments et témoignages à apporter,je suis preneur.
Paru dans L'Express du 04/04/2002
Construction navale
Amiante à fond de calepar Thiolay Boris
«A chaque étage, je suis obligé de m'arrêter pour reprendre mon souffle. Là, je n'aurais jamais pu monter par l'escalier...» André n'a que 51 ans. Mais, pour se joindre aux 150 victimes de l'amiante qui demandent, en ce jeudi pluvieux de mars, à être reçues par le député maire de Brest, il a dû prendre l'ascenseur. Dans ce rassemblement de personnes qui réclament justice, une large majorité d'anciens de la Navale: retraités d'Etat de la DCN (Direction des constructions navales, qui fabrique les navires de la Marine nationale) ou d'entreprises privées travaillant en sous-traitance pour l'arsenal.
Des veuves, aussi. Et des salariés plus jeunes, qui découvrent qu'ils ont été contaminés. Comme André, caréneur de métier. Trente ans à réparer les coques des navires, militaires et civils. En 1999, le verdict du scanner tombe: «Plaques pleurales.» Un épaississement des parois pulmonaires dû aux microscopiques fibres d'amiante inhalées.
Le premier stade dans ces maladies souvent évolutives et irréversibles, qui ne se déclarent parfois que trente ans après l'exposition. Avec la menace d'insuffisances respiratoire et cardiaque graves, et de cancer. «La mort à petit feu, par étouffement», disent les proches. Responsable actuellement de 3 000 décès par an, l'amiante pourrait causer 100 000 morts en France d'ici à 2025...
André, comme tant d'autres, a entamé une action en justice. L'Addeva (Association de défense des victimes de l'amiante) du Finistère compte 450 adhérents, 200 affaires en cours et une ribambelle de condamnations d'employeurs pour «faute inexcusable». «Dans les navires, l'amiante était omniprésent et des milliers d'ouvriers ont été contaminés», explique Me Michel Ledoux, l'un des spécialistes de ces dossiers. Le problème date d'avant guerre, avec la mise en service, sur les bateaux, de machines à vapeur atteignant des températures très élevées. L'isolation du matériel est alors indispensable.
Pour le sale boulot, on fait appel aux intérimaires Jusque dans les années 70, on calorifuge les chaudières, les tuyauteries, les échappements... avec des matelas d'amiante, le matériau «miracle». «Il y a eu un usage massif, abusif et inutile d'amiante à la DCN, commente Julien Le Calvar, retraité de l'arsenal de Lorient et ancien responsable de questions d'hygiène et de sécurité. On aurait pu réduire son usage au strict minimum, dans des conditions de sécurité correctes. On en a mis partout, y compris là où ça ne servait à rien. On a exposé à des atmosphères amiantées des gens qui n'avaient rien à y voir et qui en sont morts...»
Bruno Aoustin, 50 ans, en «préretraite amiante» depuis peu, témoigne: «Tous les bateaux de la Marine nationale vieux de plus de vingt ans étaient pleins d'amiante. Mais ce n'est que dans les années 80 qu'on nous a dit qu'il y avait un danger. Et ils veulent nous faire croire qu'ils ne le savaient pas avant?» Les signaux d'alerte et les preuves ne manquaient pourtant pas. Dès 1906, un médecin du travail signale la toxicité du produit. L'asbestose - l'une des maladies dues à l'amiante - est reconnue comme maladie professionnelle en 1945. Il faudra attendre le 1er janvier 1997 pour qu'une loi interdise l'amiante en France... A la DCN, une seule dérogation permanente: l'usage de joints amiantés pour les réacteurs des sous-marins nucléaires. «L'interdiction, c'est très beau sur le papier! Avec les mesures prises et les procès, on croit qu'il suffit de purger le passé et que l'amiante a disparu. Ce n'est pas le cas...» poursuit Julien Le Calvar. La lecture de certains documents de la DCN laisse perplexe. A la fin de 1996, deux mois avant l'interdiction, on craint la rupture de stock à l'arsenal de Brest: les produits de substitution ne sont pas au point et «le remplacement des produits à base d'amiante par des produits sans amiante ne sera effectif que fin 1997». Avis du responsable concerné: il «propose de passer outre cette interdiction» et invite «les services utilisateurs à exprimer leurs besoins pour l'année à venir»... A la DCN Lorient, le 14 février 2001, on signale par écrit que «malgré le recensement que nous avons effectué sur console, nous découvrons toujours, au fur et à mesure de l'assainissement, de l'amiante ou des produits amiantés non signalés, ni en console ni par des étiquettes»... A Lorient toujours, le 13 septembre 2001, un salarié «découvre avec stupeur […] que le magasin délivre des presse-étoupes avec des joints en klingerite» [NDLR: alliage contenant de l'amiante] qui sont montés sur les bateaux... «Le personnel de la DCN a interdiction de travailler sur l'amiante, sous peine d'être sanctionné. Mais, tant qu'il y aura du stock, il y a un risque potentiel. Il n'y a pas de programme de désamiantage complet des navires de la Marine nationale, mais seulement du coup par coup, en fonction des réparations à effectuer, indique Bruno Simon, responsable CFDT à l'arsenal de Brest, et nos revendications sont claires: destruction des stocks d'amiante, information des personnels sur les produits de substitution, transparence de la direction sur le sujet.» Un chiffre, éloquent: au 27 octobre 2000, 5 576 employés de la DCN étaient susceptibles
Malgré tout, les ouvriers des arsenaux sont - depuis des années - incomparablement mieux protégés et informés que leurs confrères du secteur privé. Le témoignage de Francis et Adrien (1), deux salariés de l'entreprise qui fait de Brest le premier site de réparation navale en France, est édifiant. «De l'amiante, il y en a partout sur les vieux navires. On est censé prendre des précautions, mais il y a une telle pression économique sur les délais que la sécurité... Travailler huit heures à fond de cale, dans un espace confiné et surchauffé, avec un masque et une combinaison, c'est impossible. Tout le monde le sait...», confie Francis. «Lorsque l'entreprise spécialisée chargée de désamianter finit de défloquer quelques heures avant qu'on démarre, vous imaginez l'atmosphère où on bosse!» Adrien renchérit: «L'an dernier, on a eu un méthanier américain en réparation. Après deux semaines de boulot, alerte à bord: de l'amiante. On nous a obligé à porter des masques, des gants et des combinaisons, à changer trois fois par jour. Au bout de quatre jours, il n'y avait plus de rechange. On a repris le travail comme avant...» Des conditions de travail que Serge Boubennec, de la CGT métaux, espère voir évoluer. «On sait que le sale boulot est systématiquement sous-traité. Plus c'est risqué, plus on fait appel aux intérimaires, aux gens qui ne sont pas formés et qui n'ont pas de suivi médical.» A Brest, l'ASC3A (Association de salariés en cessation d'activité anticipée amiante) vient d'ouvrir ses portes: «Tous les jours, on a des gars de 50 ans qui viennent s'informer. Les dégâts sont énormes. On en a marre de compter les décès...»

 

mercredi 30 janvier 2008 16:24 , dans Amiante


Lettre au directeur de DCN Brest

 

 

Brest le 10 avril 2007
Porée Philippe,
En départ anticipé amiante depuis Novembre 2006
29200 Brest 
à
Monsieur Solve
Directeur de la BU Brest
DCN services Brest
CS 72837
29228 Brest cedex 2
                                               Monsieur le directeur, 
Je me permets de vous envoyer ce courrier pour vous faire part de la colère que j’ai du mal à canaliser et qui m’a envahi hier lorsque j’ai appris que DCN n’avait pas obtenu le contrat concernant les services militaires à terre (SMT).Un petit historique, fait de mémoire et donc à prendre avec les précautions d’usage :
Dans les années 1990, le CMSR, DCN Brest, Cherbourg, Lorient, Toulon, le personnels en place à Rosnay, la Régine, Kerlouan, Pencran, Le Cranou, France sud, la Polynésie, les Antilles, Dakar, …….étaient chargés des installations et de la MCO des matériels de transmission et des champs antennaires des stations à terre, FOST et non FOST. Le chiffre d’affaire correspondant, que vous pouvez vous procurer était considérable, la plus value pour l’entreprise à faire pâlir de jalousie n’importe quelle entreprise. La marine n’a, à ma connaissance, pas eu à regretter nos prestations, bien au contraire. Qui dira le contraire aujourd’hui pourra être facilement mis en contradiction avec les témoignages qu’il sera assez facile d’obtenir des différents chefs de station de l’époque.
            Dans un premier temps, le SPOTI a confié le marché des stations FOST à Thalès, sans appel d’offre. Qu’a fait DCN pour se défendre ? Rien, il faut savoir partager se sont entendus dire les syndicats quelque peu dubitatifs. Le chiffre d’affaire évoqué plus haut a du coup été amputé d’une partie non négligeable. 
            Les stations non FOST ont été modernisées au même titre que les bâtiments de la marine. Mathilde pour les premières, Omar HF pour les seconds. Si DCN a obtenu les installations Omar, rien concernant Mathilde, mais c’est vrai il faut partager.
 Aujourd’hui, il y a  au niveau des SMT non FOST, deux contrats distincts de MCO, l’un pour la partie non modernisé, l’autre pour la partie Mathilde, tous les deux résultant de deux appels d’offres.
DCN a répondu au premier appel d’offre, pas au deuxième. Le syndicat CFDT, lors d’une entrevue au cours de l’année 2006 avec monsieur ADNOT, chef du centre CSC, a émis des réserves, sachant que les techniciens compétents pour la MCO Omar HF (MCO que DCN a obtenue) sont tout à fait compétents pour prendre en charge la MCO Mathilde. Il a été répondu à la CFDT que ce n’était pas les syndicats qui faisaient les choix politiques et industriels de DCN. En l’occurrence, c’est bien dommage car de la même manière que le contrat Omar HF, un travail avec Thalès nous aurait sûrement permis de récolter quelques tranches de ce contrat Mathilde.
Résultat aujourd’hui, nous avons perdu les stations FOST, nous n’avons pas obtenu le contrat concernant la partie des SMT non modernisés des stations non FOST, nous n’avons pas répondu à l’appel d’offre Mathilde. Le chiffre d’affaire cité plus haut est proche de ZERO. Quel gâchis, quelle déception pour le personnel de DCN et du CMSR qui voit là une bien piètre façon de récompenser leur travail et leurs compétences.
Je pense que les syndicats vous demanderont des comptes et j’espère que des réponses concrètes et justifiées seront fournies. Un tel désastre ne peut rester sans décisions de votre part.
Ce courrier n’a d’autre prétention  que de calmer mon courroux, et je dois dire à présent que je suis un peu plus détendu.
            Espérant que vous comprendrez l’importance pour ma sérénité de ce courrier, recevez, monsieur le directeur, l’expression de mes meilleurs sentiments.
PS : Je prépare un courrier concernant l’historique depuis 2000 de   Syracuse II et III et il n’est guère plus réjouissant.                                                                                              

mercredi 30 janvier 2008 16:17 , dans DCNS


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